Il ne veut pas de relation mais revient toujours : pourquoi ?

Nathalie Bloch

9/25/20263 min read

Il ne veut pas de relation mais revient toujours : pourquoi est-ce si difficile de lâcher prise ?

Il avait pourtant été clair. Il ne voulait pas de relation.

Alors vous avez essayé de l’entendre. De prendre vos distances, de ne plus attendre, peut-être même de commencer à tourner la page.

Et puis il revient.

Un message. Une attention. Une phrase presque anodine. Parfois quelques jours ensemble, parfois simplement ce fil qui se retend entre vous.

Et tout ce que vous aviez commencé à déposer se remet à bouger.

Car ce qui fait mal n’est pas seulement qu’il ne vous choisisse pas. C’est qu’il ne parte jamais tout à fait.

Quand l’absence commence enfin à faire son travail

Lorsqu’une relation s’arrête réellement, quelque chose peut peu à peu se mettre en place. L’absence fait mal, bien sûr, mais elle finit aussi par inscrire une réalité : l’autre n’est plus là.

On commence alors, parfois très lentement, à désinvestir la relation. À penser un peu moins à lui. À retrouver des espaces qui ne sont plus occupés par l’attente.

Mais lorsqu’il revient régulièrement, ce mouvement est interrompu.

Il suffit parfois de peu.

Un « Comment vas-tu ? », un message tard le soir, une réaction à une photo, une proposition de se revoir.

Et l’espoir reprend une place qu’on croyait avoir réussi à réduire.

S’il revient, c’est qu’il pense à moi.

S’il pense à moi, c’est qu’il ressent quelque chose.

Et s’il ressent quelque chose, peut-être qu’un jour…

C’est souvent dans ce « peut-être » que l’on reste longtemps.

Revenir n’est pas choisir

C’est probablement l’une des choses les plus douloureuses à entendre lorsqu’on est pris dans une relation ambiguë : quelqu’un peut revenir vers vous sans pour autant vouloir construire une relation avec vous.

Il peut éprouver du désir. De l’attachement. De la tendresse. Un manque. Il peut aimer votre présence, chercher votre proximité et avoir du mal, lui aussi, à couper le lien.

Tout cela peut être vrai.

Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il souhaite s’engager.

Et c’est précisément ce qui rend ces histoires si difficiles : il n’y a pas forcément de mensonge, ni même d’absence de sentiments. Il existe parfois quelque chose de réel entre deux personnes, mais qui ne conduit pas au même endroit pour chacune d’elles.

L’une vit le retour comme un moment.

L’autre y entend une promesse.

Pourquoi ses retours prennent-ils autant de place ?

Parce qu’ils ne viennent pas seulement réveiller le lien avec lui.

Ils viennent parfois toucher quelque chose de beaucoup plus ancien.

Le besoin d’être choisi. La peur d’être abandonné. Le sentiment qu’il faudrait être suffisamment aimable, désirable ou importante pour que, cette fois, quelqu’un reste.

Alors chaque retour peut prendre une valeur considérable.

Il ne s’agit plus seulement de savoir ce que cet homme ou cette femme veut. Quelque chose se joue aussi du côté de soi : pourquoi son retour me soulage-t-il autant ? Pourquoi son silence m’effondre-t-il ? Pourquoi ai-je besoin qu’il me choisisse pour réussir à me sentir choisie ?

C’est souvent là que la question amoureuse rencontre notre histoire.

Ce qui nous attache parfois le plus, c’est ce qui n’est jamais terminé

Certaines histoires sont étonnamment difficiles à quitter précisément parce qu’elles n’ont jamais vraiment commencé.

Il n’y a pas eu de véritable relation, donc pas toujours de véritable rupture.

Rien de suffisamment net pour pouvoir dire : « C’est terminé. »

Il reste des possibles. Des scénarios. Une autre version de l’histoire que l’on continue parfois d’écrire intérieurement.

Et chaque retour vient lui redonner vie.

On ne fait alors pas seulement le deuil de quelqu’un. Il faut aussi faire le deuil de ce qui aurait pu être.

Et ce deuil-là peut être particulièrement douloureux.

Lâcher prise ne signifie pas ne plus ressentir

On imagine parfois qu’il faudrait parvenir à ne plus l’aimer, ne plus le désirer, ne plus penser à lui pour pouvoir avancer.

Mais ce n’est pas forcément ainsi que les choses se passent.

Lâcher prise peut commencer autrement.

En cessant progressivement de chercher dans chacun de ses retours la réponse à la question : « Est-ce que cette fois, il va me choisir ? »

En regardant moins ce qu’il laisse entrevoir et davantage ce qu’il est réellement capable de construire avec vous.

Et peut-être, peu à peu, en déplaçant la question.

Non plus seulement :

« Pourquoi revient-il s’il ne veut pas de relation ? »

Mais :

« Pourquoi est-ce que ses retours suffisent encore à me maintenir dans l’attente ? »

C’est souvent à cet endroit que quelque chose peut commencer à changer.

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Nathalie Bloch

Psychopraticienne Psychanalyse & Écothérapie

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